Livre

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Livre

Message par kev22 le Ven 01 Juin 2012, 21:33

Bonjour à tous.
Comme je l'avais mis sur ma présentation personnel, je suis en train d'écrire un livre qui se déroulera dans Saint-Brieuc et qui sera basé sur les bus du réseau TUB.

Je met donc ce sujet pour vous le présenter.
Mais aussi pour avoir vos avis et vos aide pour pouvoir avoir des infos, ou tout simplement pour pouvoir avoir des idées et le continuer.

Voici le premier chapitre.
Je tiens à signaler que ce texte a des droits d'auteurs de la propriété intellectuelle, donc interdit de le copier ou autre.
(extrait de l'article)
L'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous.
L'article entier est ici :http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006069414

Spoiler:
B.O.S.S.
Bureau des Opérations Secrètes et Sophistiquées.


Chapitre 1 : Ligne 10.

Date : 13 juillet 2022, 09 heures 00 minute du matin.
Lieux : Rue de Brest, Saint-Brieuc, France.


Je suis une des dernières personnes à avoir vu Angélique Jouan vivante. Enfin je crois. Elle était assise à côté de moi dans le bus numéro 229 de la ligne 10 des transports urbains de la ville de Saint-Brieuc. C’était en décembre 2010, le samedi 8, vers les treize heures quarante-cinq. Vous vous rappelez cette semaine de neige qu’on a eue au début du mois ? Ce temps sibérien ? Il y avait de gros flocons, aussi gros que des billes.
J’ai vingt-neuf ans et je viens d’être Général de Division du B.O.S.S. Je vais vous raconter ce qui s’était passé, le jour lorsque tout avait commencé…

J’étais étudiant au lycée Chaptal de Saint-Brieuc en mécanique-automobile. Ce jour là, je commençais à dix heures. Je devais aller en cour d’anglais…


Date : 8 décembre 2010, 06 heures 59 minutes du matin.
Lieux : Avenue Pierre Mendes France, Saint-Brieuc, France.


Il faisait froid et humide mais je transpirais. Ma tête tournait, je la sentais vide. J’étais assis sur un banc en bois. Nous regardions le mur de béton qui était en face de nous. Nous le fixions sans rien dire. Nous pensions tous à une chose, une seule chose. Moi je pensais à elle. Je la connaissais depuis quinze ans et demi. La veille encore, je me serais coupé un bras à coup de hache pour la revoir cinq minutes. A présent je n’avais plus envie de la revoir, je n’avais plus rien à lui dire. Je n’aurais même pas voulu la serrer dans mes bras : j’avais horreur de mon corps parce qu’il était gris et il suait. Elle pleurerait quand elle apprendrait ça ; pendant des mois, elle n’aurait plus de goût à vivre. Je pensais à ses beaux yeux tendres. Quand elle me regardait, quelque chose passait d’elle à moi. Mais je pensais que c’était fini : si elle me regardait, à présent, son regard resterait dans ses yeux, il n’irait pas jusqu’à moi ; J’étais seul. Je trouvais que le mur, le banc, les objets autour de nous avais un drôle d’air : ils étaient plus effacés, ou plutôt caviardés*1, moins denses qu’à l’ordinaire. Il suffisait que je regarde le banc, la lampe qui était éteinte, la table, l’assiette qui était dessus, pour que je sente que ça allait se faire, c’était inévitable. Je mis mes mains sur mon visage et je fermais les yeux. Naturellement, je ne pouvais pas clairement le penser, mais je la voyais partout, sur les choses, dans la façon dont les choses avaient reculé et se tenaient à distance, discrètement, comme des gens qui nous regardaient, nous observaient.


J’ouvris les yeux et je vis la lumière s’allumer. Je regardais à gauche et je vis ma mère qui me regardait et me dit de me lever puis elle partit. Après quelques instants de réflexion, je m’aperçu que ceci n’était qu’un cauchemar. Je m’asseyais sur le bord du lit en regardant l’heure ; il était sept heures et deux minutes. Je me levai puis me préparai.


Après m’être préparé, je regardai le réveil qui était sur la table de nuit ; il était neuf heures cinq. Mon bus, pour aller au lycée, passait à neuf heures vingt. Je le prenais tout le temps pour y aller. Je sortis de chez moi à neuf heures quinze. L’abribus était au bout de la rue. Le quartier dans lequel j’habitai était un petit quartier, le plus petit de la ville. C’était aussi le moins peuplé et malheureusement le moins calme. Il était tout au sud-est de la ville près du quartier de La Croix Saint-Lambert : quartier connu pour sa délinquance et ces dealeurs. Il la délimitait par des rails de chemin de fer et un petit ruisseau qui passait par une base nature. De l’autre côté du ruisseau, ce trouvait une autre ville plus petite et moins peuplée que Saint-Brieuc. Cette ville s’appelait Trégueux. Saint-Brieuc était entourée de quatre autres villes. L’agglomération de Saint-Brieuc, est, elle, composée de quatorze villes dont Saint-Brieuc en est la principale, dont la superficie est supérieur de 250 00 kilomètres carré. Le quartier dans lequel j’habitais était desservi par une seule rue à deux voies. Puis se divisait par trois petites routes qui desservaient le quartier. L’arrêt de bus était à côté du rond point.


Après environ trente secondes de marche, je vis le bus arriver. Il fit le tour du giratoire puis s’arrêta devant l’abribus. C’était un Renault PR-100.2. Il y en avait plus que sept sur tout le réseau. C’étaient les numéros 229, 230, 232, 233, 235, 404 et 407. Celui là, c’était le 229. Il était arrivé sur le réseau en 1990. Dans ces années là, en parlant des bus, Saint-Brieuc avait été surnommé ’’La ville des PR-100’’ *2. En tout, il y en a eu trente-deux de ce modèle à avoir circulé dans la ville.
Arrivé près de l’autobus, le conducteur ouvrit les doubles portes médianes. Je montai les marches en prenant ma carte de bus qui était dans ma poche puis je la lui montrai. Il me fit un signe de tête de haut en bas pour me dire ‘ok’. Dans le véhicule, il n’y avait aucun autre passager. J’allai m’installer sur les sièges en rotonde qui étaient au fond. Ils étaient en formes de U. L’intérieur était propre et en bon état pour un bus qui avait une vingtaine d’années. Les barres étaient de couleur bleu clair. Les sièges étaient, eux aussi, bleu clair mais avec des motifs circulaires rose et vert. Les parois intérieurs, quand à elles, étaient grise, tout comme le plafond. Le sol était de couleur bleu royal. Cela donnait un effet assez jeune, simple et raffiné. Le conducteur éteignit le moteur puis sortit. Il laissa les portes ouvertes. Un deuxième passager entra et s’asseyait à l’avant du bus. Je posai ma tête sur la vitre et je fermai les yeux en repensant au cauchemar que j’avais fait. Après quelques minutes, j’entendis le moteur démarrer. J’ouvris les yeux et je vis une dizaine de personnes qui étaient dans le véhicule. Il y avait deux personnes âgées, trois ados qui avaient de la peinture sèche sur leurs vêtements. Ils avaient des sacs, ce devaient sûrement être des tagueurs. Il y avait aussi quelques mères avec leurs enfants.


D’un coup, une fille que je n’avais pas vue me dit :
« Salut Kévin, t’as bien dormi ?
- Ha, salut Angélique. Je n’dormais pas, j’étais en train d’penser au cauchemar que j’avais fait cette nuit.
- Mouais, menteur. » Me dit-elle en me souriant.
Je souris à mon tour puis je dis :
« Bon, ok. J’me suis pt’être endormi quelques secondes.
- Moi j’dirais plutôt quelques minutes, non ?
- Euh… Ouais, si tu l’dis. » Lui répondis-je.
Le bus commença à avancer.
« C’était quoi ton cauchemar ?
- J’sais pas trop, c’était bizarre.
- Essaie d’expliquer.
- J’étais assis sur un banc dans une pièce et j’avais l’impression que…
- Que ?
- Que j’allais mourir. C’était comme si j’voyais la mort partout, que j’la ressentais. C’était comme si j’y étais vraiment. On était trois ou quatre assis sur ce banc. Selon moi, on devait s’faire exécuter.
- Oula. Tu va m’faire flipper toi. »
Je rigolais et je dis :
« Ça va, ce n’était qu’un rêve.
- Ouais, heureusement.
- J’avoue. »

Après quelques secondes de distance parcourue, le bus s’arrêta au deuxième arrêt puis ouvrit ses portes et fit laisser entrer un passager. Je le connaissais, c’était un de mes amis. Il vint dans notre direction et me dit bonjours en s’asseyant. Le bus repartit.


« Je parie que vous voulez que j’fasse les présentations ?
- Comme tu veux. » Me répondit Angélique.
« Bon, Eddy j’te présente Angélique, une amie qui était dans ma classe au collège. Angélique, Eddy que j’connais depuis la primaire.
- Salut. » Dit Eddy en parlant à Angélique qui lui fit un sourire. Puis il demanda :
« Vous commencez à dix heures ?
- Ouais. Tu es dans quel lycée ? » Demanda Angélique à Eddy.
Je sentais qu’il fallait que je les laisse. Je dis avant qu’Eddy ne répondit à sa question :
« J’reviens, j’vais demander un truc au conducteur.
- Ok. J’suis à Fress*3. Et toi ?
- Je suis à Renan*3. ».
Je me levai et je les laissais parler entre eux. Après être arrivé près du conducteur, il me demanda :
« Oui ?
- Hum… C’est juste pour laisser deux futurs tourtereaux parler entre eux, pour ne pas les déranger. Ils sont au fond. »
Il regarda dans le rétroviseur intérieur et dit :
« Ok, et tu n’as trouvé que cette excuse ? Parce que si tu t’arrêtes à la Gare Urbaine et que tu restes ici, ils vont sûrement se douter de quelque chose, tu ne crois pas ?
- Euh… Oui, effectivement, ça, j’n’y avais pas pensé. »

D’un coup, arrivé à côté du quartier de La Croix Saint-Lambert et ses cinq grandes tours, quatre personnes armées ce mirent au milieu de la route et braquèrent leurs armes sur nous.


*1 Caviarder : Supprimer quelque chose en le noircissant.
*2 PR-100 : Famille d’une série de bus de la marque Renault.
*3 Fress : Abréviation de Fressinet (lycée Fressinet et Renan).

Je voudrais modifier la phrase de couleur bleu. Si quelqu'un à des idées, je prend.
Merci d'avance.

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"Les plus grands ne sont pas ceux qui ne tombent jamais, mais ceux qui se relèvent toujours ! "
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